La malbouffe : un plaisir coupable néfaste

  • Post published:20 juillet 2021
  • Post category:Cuisine / TOUT
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Cette expression est apparue en France, il y a quelques décennies, avec la société de consommation et désigne une nourriture considérée comme mauvaise, tant d’un point de vue diététique que sanitaire. La restauration rapide est souvent accusée de faire de la « mal-bouffe » : Hamburgers, snacks chauds, plats préparés et autres produits prisés pour leur praticité et leur goûts souvent très sucrés et très salés. Des produits beaucoup trop transformés, à faible valeur nutritionnelle par rapport à la grande quantité de calories apportées.

La malbouffe - The Mag' magazine lyon -Ⓒpexels-polina-tankilevitch

Les conséquences de la « malbouffe » sur notre santé sont désastreuses : Maladies cardiovasculaires, surpoids, obésité, diabète, hypertension artérielle, même risque de cancer.  

Selon une étude publiée en 2017 dans la revue The Lancet, chaque année onze millions de personnes meurent d’une mauvaise alimentation. Ce sont trois millions de plus que pour le tabac. L’alimentation est aujourd’hui la première cause de mortalité au monde. Et pour cause : cette tendance à la « malbouffe » ! 

Pourquoi sommes-nous tant attirés par la « malbouffe » alors que nous savons pertinemment qu’elle est néfaste pour notre santé ? 

  • Le martelage publicitaire 

Des messages efficaces et fréquents vont venir titiller les propriétés sensorielles de votre cerveau afin que vous soyez constamment attirés par ces aliments. 

  • Son fort pouvoir addictif : « c’est trop bon et irrésistible » 

Comme sous les effets d’une drogue, nous pouvons vite en devenir accros tant le plaisir procuré au cerveau est grand. Une étude américaine a été menée par l’université du Michigan en 2018 à ce sujet. La recherche a montré que les symptômes de sevrage à la malbouffe s’apparentaient à ceux observés lors de l’arrêt du tabac. 

La particularité de la « malbouffe » est la facilité à manger de grosse quantité en quelques minutes. Voyez par vous-même, un menu comportant des frites et un burger va être englouti en très peu de temps. Mais pourquoi le cerveau ne lance-t-il pas un signal de satiété avant la fin du repas ? Car la consommation d’aliments de type « malbouffe » altère « l’autocontrôle » du cerveau. C’est ce qu’explique une étude australienne publiée en 2014 dans la revue Frontiers in Psychology. En clair, un régime composé d’aliments riches en matières grasses et qui ont une palatabilité élevée (c’est-à-dire qui procurent une sensation agréable en étant consommés) met en difficulté le cerveau dans sa capacité à exprimer le rassasiement. 

  • Son coût souvent attractif :  et oui, la malbouffe coute en moyenne trois fois moins cher que les aliments sains ! 

La malbouffe - The Mag' magazine lyon -Ⓒpexels-tim-samuel

Comment lutter contre la malbouffe ? 

  • 1. Se faire plaisir de temps en temps ! S’en priver complètement pourrait entraîner un « effet yo-yo » sur votre poids puisque vous aurez envie d’en manger deux fois plus après votre privation. 

  • 2. Manger davantage de fruits et légumes frais, de céréales complètes et de légumineuses.  Sachez que de ne pas du tout manger de produits sains est pire que de consommer de la « malbouffe » excessivement. 

  • 3. Limiter sa consommation de « malbouffe » au quotidien en changeant ses habitudes et réapprendre à cuisiner la « bonnefouffe » 

 

La « malbouffe » est aujourd’hui accusée de tous les maux, et non à tort. 

Soyez raisonnable, en manger de temps en temps pour se faire plaisir, oui ! A condition de manger des aliments sains le reste du temps pour diminuer les risques d’obésité et préserver sa santé sur le long terme. 

 

P’tit plus : Le terme « malbouffe » est l’équivalent de l’anglais junk food. Le mot junk peut se traduire, au choix, par « déchet », « camelote » ou encore « ordure » …

 

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Nadjette Guidoum - Magazine The Mag' - Cuisine

Les p’tits moulins, Les grands cuistots

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